Souvent tu crois être perdu,
à force de regarder au loin.
une voix, un berger,
un signe qui te ramènerait chez toi.
Souvent, tu t’inventes des détours,
des ailleurs,
des presque,
des nulle part.
Comme un enfant
qui dessine un chemin sur la feuille,
qui imagine,
qui joue.
Tu te construis des mondes,
des labyrinthes,
des passages secrets.
Tu t’inventes des histoires,
des problèmes,
avec des soleils trop grands
et des maisons sans portes…
Mon ami,
tout ceci n’est qu’un jeu.
Le jeu d’une identité,
d’un personnage.
Un jeu que tu crées,
et auquel tu crois.
Alors regarde…
non pas le jeu,
mais celui qui joue.
Et au-delà même du regard,
demeure.
Tu es le cœur m’aime.
Bruno
