Comme une ode à la vie,
tel un alchimiste,
qu’un jour, ou une nuit…
qu’au nom de l’harmonie,
une voix
se fasse entendre.
Elle te demandera de te lever,
puis, au gré du vent,
d’aller et de venir,
sans chercher à comprendre.
Quand tu auras été
et fait le tour du monde,
jusqu’au bout du bout du bout,
là… et même au-delà.
Quand tu auras été en haut et en bas,
partout et en tout,
à droite puis à gauche,
là où l’on dit qu’il faut être,
et même là
où il ne fallait surtout pas.
Quand tu seras fatigué,
éreinté,
vidé de tout,
quand tes pas ne sauront plus où aller
ni ton cœur quoi chercher.
Quand tu ne sauras plus rien,
quand même tes pensées
te délaisseront,
quand il n’y aura plus
ni à faire,
ni à dire,
ni à penser.
Alors, peut-être,
entendras-tu le rappel…
Au point de départ.
Là où, en vérité,
tu n’avais jamais cessé d’être.
